
Les paroles, ligne par ligne
فعينيك، يا يمانو، قريت الأمان.
F 3inik, ya yimano, 9rit laman.
Dans tes yeux, ô ma mère, j’ai lu la sécurité.
In your eyes, oh my mother, I read safety.
فحضنك، يا الحنينة، حسيت بالحنان.
F 7ednek, ya l7nina, 7essit b l7nan.
Dans tes bras, ô ma tendre, j’ai senti la tendresse.
In your embrace, oh tender one, I felt tenderness.
فقلبك، يا يمانو، لقيتْ السلام.
F 9albek, ya yimano, l9it ssalam.
Dans ton cœur, ô ma mère, j’ai trouvé la paix.
In your heart, oh my mother, I found peace.
يا يمانو، يا يمانو، يا يمانو، نتي اللّي هازا هم ولادك فين ما كانو.
Ya yimano, ya yimano, ya yimano, nti lli hazza hemm wladek fin ma kanou.
Ô ma mère, ô ma mère, ô ma mère, c’est toi qui portes le souci de tes enfants, où qu’ils soient.
Oh my mother, oh my mother, oh my mother, you are the one who carries the worry of your children, wherever they are.
يا يمانو، يا الحنينة، سهرتي سهرتي عليّا ليالي.
Ya yimano, ya l7nina, sherti sherti 3liya lyali.
Ô ma mère, ô ma tendre, tu as veillé, veillé sur moi des nuits.
Oh my mother, oh tender one, you stayed up, stayed up over me for nights.
يا يمانو، يا يِمانو، بدعاكْ حققت احلامي
Ya yimano, ya yimano, b d3ak 7e99e9t a7lami
Ô ma mère, ô ma mère, grâce à tes prières j’ai réalisé mes rêves
Oh my mother, oh my mother, through your prayers I made my dreams come true
ويا يمانو، يا العزيزة، برضاك، وليت جبل العالي.
W ya yimano, ya l3ziza, b rdak, wellit jbel l3ali.
Et ô ma mère, ô ma chère, avec ton approbation, je suis devenu une haute montagne.
And oh my mother, oh dear one, with your approval, I became a high mountain.
يا يمانو، يا يمانو، يا يمانو، نتي اللّي هازا هم ولادك فين ما كانو.
Ya yimano, ya yimano, ya yimano, nti lli hazza hemm wladek fin ma kanou.
Ô ma mère, ô ma mère, ô ma mère, c’est toi qui portes le souci de tes enfants, où qu’ils soient.
Oh my mother, oh my mother, oh my mother, you are the one who carries the worry of your children, wherever they are.
فعينيك، يا يمانو، قريت الأمان.
F 3inik, ya yimano, 9rit laman.
Dans tes yeux, ô ma mère, j’ai lu la sécurité.
In your eyes, oh my mother, I read safety.
فْحضنك، يا الحنينة، حسيت بالحنان.
F 7ednek, ya l7nina, 7essit b l7nan.
Dans tes bras, ô ma tendre, j’ai senti la tendresse.
In your embrace, oh tender one, I felt tenderness.
فروحك، يا يمانو، لقيت السلام.
F rou7ek, ya yimano, l9it ssalam.
Dans ton âme, ô ma mère, j’ai trouvé la paix.
In your soul, oh my mother, I found peace.
يا يمانو، يا يمانو، يا يمانو، نتي اللي هازا هم ولادك فين ما كانو.
Ya yimano, ya yimano, ya yimano, nti lli hazza hemm wladek fin ma kanou.
Ô ma mère, ô ma mère, ô ma mère, c’est toi qui portes le souci de tes enfants, où qu’ils soient.
Oh my mother, oh my mother, oh my mother, you are the one who carries the worry of your children, wherever they are.
Ce que raconte la chanson
« Ya Yimano » est tout entière un appel à une seule femme, qu’elle nomme « Yimano » et qu’elle qualifie aussi de tendre et de chère. Le texte dit qu’elle a des enfants, et qu’elle a passé des nuits à veiller sur la personne qui chante. Notre lecture : c’est la mère de cette personne, mais le texte ne dit jamais « ma mère » en toutes lettres. C’est sur cette lecture que nous avons traduit « yimano » par « ma mère / my mother » ; nous n’avons aucune source sur ce mot, c’est pourquoi nous ne l’expliquons pas.
C’est aussi notre lecture : la strophe qui ouvre et ferme le texte écrit relie trois choses que la personne qui chante a trouvées à trois endroits d’elle. Ce n’est pas une description de la mère vue de l’extérieur, mais ce que cette personne ressent auprès d’elle. La seconde fois, un mot change dans le texte écrit, « l’âme » au lieu du « cœur », et nous avons traduit chacun tel qu’il vient.
La chanson réunit deux temps. Le souci qu’elle porte pour ses enfants est exprimé par un participe, « hazza », que nous avons traduit au présent, « tu portes » : quelque chose qui demeure. Les veilles, elles, sont au passé, « sehrti », traduit par « tu as veillé » : quelque chose qui a eu lieu. « Fin ma kanou », nous l’avons traduit par « où qu’ils soient » ; on peut aussi lire « où qu’ils aient été » ; nous n’avons pas tranché.
Notre lecture : l’idée qui clôt la chanson est la reconnaissance. La personne qui chante attribue ce qu’elle a accompli aux prières et au « rda » de sa mère, et nous lisons la haute montagne comme une image de solidité et d’élévation. « Rda », nous l’avons traduit par « approbation », mais on peut aussi le lire « bénédiction » ; nous ne l’avons pas tranché. Et « d3ak » est au singulier dans le texte ; nous l’avons traduit au pluriel, « tes prières ».
C’est encore notre lecture : le texte mêle des mots proches de l’arabe standard (« laman », « ssalam », « a7lami ») et des tournures de darija (« hazza hemm », « wellit », « nti »). L’appel se fait parfois avec « ya » suivi de l’article (« ya l7nina », « ya l3ziza ») ; nous avons ajouté « ma » en français pour que la phrase soit naturelle.




