
Les paroles, ligne par ligne
شحال من ليلة سهرت... نسوّل فيك النّجوم
Ch7al men lila sehert... nsewwel fik n-njoum
Combien de nuits j’ai veillé... à demander de tes nouvelles aux étoiles
So many nights I stayed awake... asking the stars about you
شحال من غنية غنّيت... وانتَ ما سمعتي حتّى يوم
Ch7al men ghenniya ghennit... w nta ma sme3ti 7tta youm
Combien de chansons j’ai chantées... et toi, tu n’as pas écouté, pas un seul jour
So many songs I sang... and you didn’t listen, not even one day
كليت گاع الصّبر... والصّبر تسالا
Klit ga3 ssber... w ssber tsala
J’ai épuisé toute ma patience... et la patience s’est tarie
I’ve used up all my patience... and the patience has run out
وطاحت القطرة الأخيرة... وفاض الكاس وسالا
W ta7et l9etra lakhira... w fad lkas w sala
Et la dernière goutte est tombée... et le verre a débordé, il a coulé
And the last drop fell... and the glass overflowed and spilled
اليوم گلبي گال ليّا: «بركات»
Lyoum galbi gal liya: «Berkat»
Aujourd’hui mon cœur m’a dit : « Assez »
Today my heart said to me: «Enough»
وصوتو كان هادي... ما كانش حزين... گال: «بركات»
W sowtou kan hadi... ma kanch 7zin... gal: «Berkat»
Et sa voix était calme... elle n’était pas triste... il a dit : « Assez »
And its voice was calm... it wasn’t sad... it said: «Enough»
بركات... بركات... من السّهرة والدّمعات
Berkat... berkat... men ssehra w ddem3at
Assez... assez... des nuits blanches et des larmes
Enough... enough... of sleepless nights and tears
بركات من نسوّل فيك... اللي مشى، مشى وفات
Berkat men nsewwel fik... lli mcha, mcha w fat
Assez de demander après toi... ce qui est parti est parti, c’est passé
Enough of asking about you... what’s gone is gone, it’s over
مازال كنبغيك... ما ننكرش... ولكن
Mazal kanbghik... ma nenkerch... walakin
Je t’aime encore... je ne le nie pas... mais
I still love you... I don’t deny it... but
بغيت راسي كتر... وگلت: بركات
Bghit rasi ktar... w gelt: berkat
Je me suis aimée davantage... et j’ai dit : assez
I loved myself more... and I said: enough
شحال من ليلة سهرت... نسوّل فيك النّجوم
Ch7al men lila sehert... nsewwel fik n-njoum
Combien de nuits j’ai veillé... à demander de tes nouvelles aux étoiles
So many nights I stayed awake... asking the stars about you
شحال من غنية غنّيت... وانتَ ما سمعتي حتّى يوم
Ch7al men ghenniya ghennit... w nta ma sme3ti 7tta youm
Combien de chansons j’ai chantées... et toi, tu n’as pas écouté, pas un seul jour
So many songs I sang... and you didn’t listen, not even one day
كليت گاع الصّبر... والصّبر تسالا
Klit ga3 ssber... w ssber tsala
J’ai épuisé toute ma patience... et la patience s’est tarie
I’ve used up all my patience... and the patience has run out
وطاحت القطرة الأخيرة... وفاض الكاس وسالا
W ta7et l9etra lakhira... w fad lkas w sala
Et la dernière goutte est tombée... et le verre a débordé, il a coulé
And the last drop fell... and the glass overflowed and spilled
بركات... بركات... من السّهرة والدّمعات
Berkat... berkat... men ssehra w ddem3at
Assez... assez... des nuits blanches et des larmes
Enough... enough... of sleepless nights and tears
بركات من نسوّل فيك... اللي مشى، مشى وفات
Berkat men nsewwel fik... lli mcha, mcha w fat
Assez de demander après toi... ce qui est parti est parti, c’est passé
Enough of asking about you... what’s gone is gone, it’s over
مازال كنبغيك... ما ننكرش... ولكن
Mazal kanbghik... ma nenkerch... walakin
Je t’aime encore... je ne le nie pas... mais
I still love you... I don’t deny it... but
بغيت راسي كتر... وگلت: بركات
Bghit rasi ktar... w gelt: berkat
Je me suis aimée davantage... et j’ai dit : assez
I loved myself more... and I said: enough
ماشي بالحقد... لا... بالسّلام
Machi b l7e9d... la... b ssalam
Pas avec rancune... non... en paix
Not with resentment... no... in peace
گلبي طلب التّقاعد... من هاد الغرام
Galbi tleb tta9a3od... men had lgharam
Mon cœur a demandé sa retraite... de cet amour
My heart has asked to retire... from this love
آاااه... بركات...
Aaaah... berkat...
Aaaah... assez...
Aaaah... enough...
بركات... بركات... من السّهرة والدّمعات
Berkat... berkat... men ssehra w ddem3at
Assez... assez... des nuits blanches et des larmes
Enough... enough... of sleepless nights and tears
بركات من نسوّل فيك... اللي مشى، مشى وفات
Berkat men nsewwel fik... lli mcha, mcha w fat
Assez de demander après toi... ce qui est parti est parti, c’est passé
Enough of asking about you... what’s gone is gone, it’s over
مازال كنبغيك... ما ننكرش... ولكن
Mazal kanbghik... ma nenkerch... walakin
Je t’aime encore... je ne le nie pas... mais
I still love you... I don’t deny it... but
بغيت راسي كتر... وگلت: بركات
Bghit rasi ktar... w gelt: berkat
Je me suis aimée davantage... et j’ai dit : assez
I loved myself more... and I said: enough
بركات.
Berkat.
Assez.
Enough.
Ce que raconte la chanson
« Berkat » (en arabe « بركات ») est une chanson sur la décision de mettre fin à quelque chose. Nous avons traduit le titre par « assez / enough ». Notre lecture : la chanson ne raconte pas une rupture faite de disputes et de reproches, elle raconte le moment où cette décision est prise, et prise dans le calme. Le texte s'adresse à « nta », « toi » au masculin, c'est-à-dire à un homme, mais il ne nomme pas la relation qui les lie. Et les verbes par lesquels la voix qui chante parle d'elle-même ne portent aucune marque de masculin ou de féminin.
La première idée est une attente restée sans réponse : des nuits de veille et des chansons qui ne sont pas parvenues. La patience y est décrite comme une réserve qui diminue jusqu'à s'épuiser, puis comme un verre qui se remplit goutte à goutte jusqu'à déborder. Les deux vers qui ferment cette image riment sur « tsala » et « sala ». Nous avons traduit le premier par « s'est tarie / has run out » et le second par « a coulé / spilled » ; le second peut aussi se lire au sens de « c'est fini, c'est terminé » ; nous n'avons pas tranché si l'auteur a joué sur les deux sens.
La deuxième idée est le ton. Dans la chanson, c'est le cœur qui dit « assez », d'une voix calme et non triste, et le pont écarte toute rancune. Notre lecture : le mot « tta9a3od » (« la retraite ») vient du monde du travail, et le cœur y ressemble à un employé qui a fait son temps et veut se reposer, pas à quelqu'un de blessé qui s'enfuit.
La troisième idée est un amour qui n'est pas renié. Le texte reconnaît que l'amour est toujours là, et en même temps il choisit soi-même avant l'autre. Nous avons traduit « bghit » par « aimé / loved » ; il peut aussi se lire « voulu / wanted », et nous n'avons pas tranché. Notre lecture : dans les deux lectures, la chanson ferme une porte sans dire que l'amour est mort.
Le mot « ssahra », nous l'avons traduit par « nuits blanches / sleepless nights », c'est-à-dire veiller sans dormir ; il peut aussi se lire comme une soirée passée dehors ; nous n'avons pas tranché.





